06 novembre 2009
Micmacs à tire-larigot

"Micmacs à tire-larigot" est la comédie de Jean-Pierre Jeunet sortie le 28 octobre 2009 avec pour tête d'affiche Dany Boon.
Synopsis : Une mine qui explose au coeur du désert marocain et, des années plus tard, une balle perdue qui vient se loger dans son cerveau... Bazil n'a pas beaucoup de chance avec les armes. La première l'a rendu orphelin, la deuxième peut le faire mourir subitement à tout instant. A sa sortie de l'hôpital, Bazil se retrouve à la rue. Par chance, ce doux rêveur, à l'inspiration débordante, est recueilli par une bande de truculents chiffonniers aux aspirations et aux talents aussi divers qu'inattendus, vivant dans une véritable caverne d'Ali-Baba : Remington, Calculette, Fracasse, Placard, la Môme Caoutchouc, Petit Pierre et Tambouille. Un jour, en passant devant deux bâtiments imposants, Bazil reconnaît le sigle des deux fabricants d'armes qui ont causé ses malheurs. Aidé par sa bande d'hurluberlus, il décide de se venger. Seuls contre tous, petits malins contre grands industriels cyniques, nos chiffonniers rejouent, avec une imagination et une fantaisie dignes de Bibi Fricotin et de Buster Keaton, le combat de David et Goliath...
Dans ce film on retrouve l'univers si particulier de Jean-Pierre Jeunet avec un individu au caractère naïf évoluant dans un environnement rétro rempli de poésie et éclairé par une lumière dorée si chère au réalisateur; on pourrait même écrire que le personnage de Bazil joué par Dany Boon est très proche du célèbre Charlot.
On retrouve avec plaisir des acteurs ayant "une gueule" comme Dany Boon, Dominique Pinon et Yolande Moreau et aussi le truculent Jean-Pierre Marielle, acteur que j'apprécie beaucoup.
D'un côté on a les bons:
D. Pinon, M.-J. Baup, Y. Moreau, D. Boon, M. Crémades, J.-P. Marielle et O. Sy
et
J. Ferrier

et de l'autre les méchants:

A. Dussolier et N. Marié
Chaque personnage de la bande a sa spécialité qui est utilisée à bon escient pour venir à bout des marchands d'armes, cause de tous les malheurs du héros et comme spectateur on est touché par chacun d'eux tellement ils sont attendrissant.
La vengeance du héros se fait grâce au système D et la réflexion avec la mise en place d'une série d'actions toutes en finesse et rigolotes, le tout sans rage, ce qui est un point intéressant et important de l'histoire.
Les personnages pourraient évoluer en grande partie comme dans un film muet tellement leurs émotions passent par leur regard et leur attitude.
J'ai bien aimé, lors d'un bref passage, l'évocation de Delicatessen avec la scène où les deux amoureux jouent du violoncelle. Par contre un peu moins le fait que l'on observe de temps en temps des affiches du film dans le film, je n'aime pas trop ce principe qui me rappelle que je regarde un film.
Le film est drôle et tendre; cependant je trouve que la magie d'un film comme Le fabuleux destin d'Amélie Poulain ne se retrouve pas ici. Malgré cela c'est un film que je conseille à ceux qui aiment l'univers de Jeunet ou qui souhaitent passer un bon moment devant une comédie pleine de poésie.
20 septembre 2009
District 9
Film réalisé par Neill Blomkamp ,dont c'est le premier long métrage, avec le soutien de Peter Jackson comme producteur (on doit à ce dernier la célèbre trilogie du Seigneur des Anneaux et le génial Braindead).
Aucun acteur connu au générique mais parions que l'acteur principal, Sharlto Copley, fera de nouveau parler de lui.
Synopsis: Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre...Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire...Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s'occuper de leur transfert.

Le camp de destination
L'un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN.

La mutation progresse
Wikus est à présent l'homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu'une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien. Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu'un seul endroit où se cacher : le District 9... source Allociné
Un grand bravo pour le scénario original car il change le rôle habituel des aliens qui ne sont pas ici des envahisseurs mais des réfugiés.
Le film oscille entre fiction et documentaire, le réalisateur a d'ailleurs intégré de véritables images tournées par différentes agences de presse, ce qui est déroutant au début car on n'a plus l'impression d'assister à un documentaire qu'à un film. Puis l'action va crescendo avec une véritable chasse à l'homme, des armes extra-terrestes impressionnantes et des scènes d'actions que l'on peut qualifier de gore (attention: les lambeaux de chair tapissent les murs).
Le choix de l'Afrique du Sud et de la ville de Johannesbourg pour situer l'action n'est pas inopportun quand on sait que le réalisateur est originaire de ce pays et que l'histoire du film nous renvoie à l'apartheid. Et la nature humaine ne sort pas grandi de ce film car seul l'appât du gain mène la société.
Ces panneaux ne vous rappellent rien?
Le film est une réelle réussite et ce vrai-faux documentaire est d'un réalisme saisissant, renforcé par la caméra portée à l'épaule; de même pour les extra-terrestes appelés les "crevettes" sont très bien conçus. Bien que repoussant au début du film on finit malgré tout par les trouver attachant.
En conclusion ce film est une VRAIE RÉUSSITE.
La bande-annonce:
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06 septembre 2009
Harry Potter et le Prince de sang mêlé
Sixième volet de la saga le film est sorti le 15 Juillet dernier; je l'ai visionné à La Teste de Buch lors de mes congés et n'ayant alors pas accès au blog c'est seulement maintenant que je rédige ce compte-rendu.
Réalisé par David Yates nous retrouvons Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson.
Synopsis: L'étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l'univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d'être un havre de paix, le danger rode au coeur du château... Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu'il croit en possession d'informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre "mal" hante cette année les étudiants : le démon de l'adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir "magique" des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L'amour est dans tous les coeurs - sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l'ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu'inquiétant... jusqu'à l'inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard... source: le site officiel
C'est le seul volet de la série que je suis allé voir au cinéma, les précédents ayant été vus à partir des DVD; de plus je n'ai lu aucun des livres. Vous l'avez compris, je ne suis pas un fan au sens propre du terme d'Harry Potter; cependant je précise que j'avais bien aimé les DVD.
Cette fois-ci je l'ai vu sur grand écran car j'accompagnais une fan, décidé à partager avec elle sa passion pour ce jeune sorcier.
Nous découvrons dans ce nouvel épisode un nouveau professeur en la personne de Horace Slughorn, personnage hanté par un lourd secret.

Les personnages vieillissent et l'amour frappe à la porte, peut-même un peu trop à mon goût et prenant le pas sur l'action, ce qui n'empêche que je ne me suis pas du tout ennuyé tout le long du film. Justement les effets spéciaux lors des scènes d'action sont particulièrement réussis et bluffants; on retrouve notamment des scènes de Quidditch, sport fétiche à Poulard.
Les spectateur ayant lu auparavant le livre risquent d'être déçus; en effet le rôle de certains personnages sont réduits à peu de chose, certains passages sont occultés et d'autres rajoutés, l'histoire du Prince de sang mêlé est pauvre et les relations amoureuses sont amplifiées...
Même si j'ai du mal à bien cerner tous les personnages car comme je vous l'ai annoncé je ne suis un "fan" de cette saga et il m'est difficile de me remémorer toutes leurs actions passées, j'ai passé un bon moment dans l'univers d'Harry Potter.
La bande-annonce:
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04 août 2009
Very Bad Trip
Voilà une bonne surprise, Very Bad Trip est une excellente comédie avec des rires assurés du début à la fin; ne surtout pas rater le générique de fin qui nous délivre bien des réponses.
Ce film américain est sorti en France le 24 Juin dernier, réalisé par Todd Phillips sans véritable star est une vraie réussite grâce au bouche à oreille.
Au réveil d'un enterrement de vie de garçon bien arrosé, les trois amis du fiancé se rendent compte qu'il a disparu. Ils vont alors devoir faire fi de leur gueule de bois avec la découverte d'un tigre dans la salle de bains et d'un bébé dans un placard et rassembler leurs bribes de souvenirs pour comprendre ce qui s'est passé et retrouver le futur marié quelques heures avant la cérémonie. S'ensuit une avalanche de gags...

Ed Helms, Zach Galifianakis et Bradley Cooper
Les rôles principaux sont joués par Bradley Cooper, l'ex-meilleur pote de Jennifer Garner dans la série Alias, Ed Helms le dentiste hyperanxieux et Zach Galifianakis le gros lourd attardé. Citons également la présence de Mike Tyson en guest star ,dans son propre rôle, avec notamment le mîme d'un solo de batterie sur le titre de in The Air Tonight de Phil Collins, décâlé et drôle.
Le film est un véritable film d'actions rempli de nombreuses cascades, de coups de feu, de collisions, de coups de patte de tigre, de baston avec notamment un chinois à poil (hilarant), de décharges de Taser, une droite de Mike Tyson...

N'oublions pas la bande musicale rythmée qui apporte du peps avec des titres comme:
Who Let the Dogs Out - Baha men
Joker and The Thief - Wolfmother
In the air tonight - Phil Collins
Live your life - T.I. et Rihanna
Vous l'aurez compris j'ai adoré cette comédie déjantée autour d'une solide amitié avec d'excellents acteurs, des rebondissements hilarants et des situations délirantes; rires à gorge déployée assurés.
Pour vous la bande annonce non censurée (éloignez les âmes sensibles)
Le site officiel du film ici.
06 mai 2009
OSS 117: Rio ne répond plus
Je tarde un peu pour rédiger cet article sur ce deuxième volet avec 0SS 117 car cela va faire une dizaine de jours que je l'ai vu, mais comme ce film est toujours à l'affiche il n'est pas trop tard.
Ce film sorti le 15 Avril dernier est une comédie de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin et Louise Monot. On ne présente plus Jean Dujardin, par contre j'ai découvert Louise Monot que je ne connaissais alors qu'à travers les pubs pour les gels douches Grain de Beauté de Bourjois, bien qu'elle ait déjà eu des rôles au cinéma.
Dans cette nouvelle aventure Hubert Bonisseur de la Bath est chargé de récupérer un microfilm renfermant la liste des hauts fonctionnaires de l'Etat ayant collaboré avec le III ème Reich.
Le premier volet OSS évoluait dans les années 50, cette fois c'est dans les sixties que l'aventure se poursuit. Le réalisateur affectionne les clins d'oeil au Vertigo de Hitchcock, à James Bond et à L'Homme de Rio. Il est donc difficile pour moi de ne pas faire un rapprochement entre Jean Dujardin et le Jean-Paul Belmondo de cette époque.

Jean Dujardin réussit parfaitement à rendre attachant son personnage de macho raciste suffisant. On se moque de ses à priori racistes,du caractère politiquement incorrect, tout cela dans une franche rigolade.
Le scénario est plus exotique que le précédent.
Ce film ne m'a pas déçu car il correspondait exactement à ce que j'attendais et le visionner est un bon moyen pour vaincre la morosité actuelle.
26 avril 2009
Dans la brume électrique
Dans la brume électrique, film de Bertrand Tavernier avec l'acteur américain Tommy Lee Jones dans le rôle principal, est un thriller policier nous entraînant dans les marécages de la Louisiane.
Il s'agit de l'adaptation d'un roman de James Lee Burke: In the electric mist with confederate dead.
Nous suivons l'enquête menée par l'inspecteur Dave Robicheaux au sujet de meurtres de jeunes femmes sauvagement assassinées et la poursuite d'un serial killer. A cela s'ajoute la découverte d'un cadavre d'un homme noir reposant dans les marais depuis plus de quarante ans. Et si tous ces meurtres étaient liés entre eux?
Quel plaisir de retrouver Tommy Lee Jones, acteur que j'apprécie particulièrement.

Parmi les seconds rôles ont retrouve l'excellent John Goodman qui interprète un ancien ami d'enfance de l'inspecteur Dave Robicheaux devenu un mafieux local.

Tous les acteurs sont formidables, notamment les seconds rôles qui ont des personnages très profonds.
C'est avec une grande sensibilité que Bertrand Tavernier a filmé La Louisiane, ses paysages dévastés par l'ouragan Katrina évoqué dans ce film et cette ambiance particulière apportée par ces paysages marécageux et brumeux. Le spectateur se retrouve plongé dans l'Amérique profonde.
Dans ce thriller le fantastique joue un rôle important à travers le fantôme d'un colonel sudiste avec lequel se crée une certaine complicité avec l'inspecteur.
Bertrand Tavernier a réussi son coup en réalisant un superbe film, même si je l'avoue que certaines de mes questions restent sans réponse, j'espère que je trouverai les réponses lors d'une prochaine projection; cependant ces réponses existent-elles?
09 mars 2009
Gran Torino
Ce film de Clint Eastwood avec lui-même dans le rôle principal nous présente Walt Kowalski, un ancien de la guerre de Corée, qui vit seul en compagnie de sa chienne Daisy depuis le récent décès de son épouse, occupant ses journées à bricoler, à siroter de la bière et voit son quartier se peupler d'immigrants asiatiques qu'il déteste.
Ruminant constamment sa haine envers les étrangers, il va progressivement changer au contacts de ses voisins ados asiatiques de l'ethnie Hmong pour enfin se lier d'amitiés avec eux.
A cela va s'ajouter une confrontation avec un gang asiatique suite à la tentative de vol de sa Gran Torino.
Comme vous l'avez compris le titre du film est le nom d'un modèle de voiture Ford construite en 1972 qui est une pièce maîtresse du film.

Vous connaissez sûrement déjà ce modèle d'automobile car c'est la voiture mythique de la série Starsky et Hutch.
Ce film regroupe plusieurs sujets: la vengeance, les traumatismes de la guerre, la transmission, l'enfance difficile et la justice.
La bande-annonce:
Le scénario est simple et malgré un sujet dramatique les répliques de Walter Kowalski à la inspecteur Harry font que l'on passe facilement des larmes aux rires. En effet le personnage principal pourrait être comparé à cet illustre inspecteur mais à un moment de sa vie où avec l'âge il comprend que l'autodéfense n'est pas la solution finale.
A la vue de ce film et de son histoire peut-on penser qu'il s'agit de la dernière apparition de Clint Eastwood comme acteur? Possible, mais comme réalisateur c'est sûr que non.
Une remarque concernant la chanson de fin interprété par Jamie Cullum, elle est absolument géniale.
En allant voir Gran Torino vous allez assister à du grand Clint Eastwood, à visionner absolument.
25 janvier 2009
Slumdog Millionnaire
Ce film de Danny Boyle avec Dev Patel, Madhur Mittal et Anil Kapoor nous raconte l'histoire de Jamal Malik, jeune orphelin de 18 ans issu des bidonvilles de Mumbai (ex-Bombayex-Bombay) qui est arrêté par la police juste avant la dernière question du jeu télévisé "Qui veut gagner des millions?" car il est soupçonné de tricherie.
Lors de l'interrogatoire musclé il doit justifier ses réponses au jeu; ainsi nous apprenons que chaque réponse est reliée à un épisode de sa vie, de son enfance dans les bidonvilles, de sa famille et de la jeune fille dont il est tombé amoureux et qui lui échappe.
Une dernière question importante: comment est-il parvenu en finale de ce jeu télévisé? La réponse est passionnante.
Le film a reçu le 11 Janvier 4 Golden Globes: meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario et meilleure musique originale.
Il s'agit de l'adaptation du roman de Vikas Swarup "Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire'.
Le casting ne comprend que des acteurs inconnus à l'exception de Anil Kipoor que les inconditionnels des films indiens peuvent connaître.A la vue de leur jeu je peux écrire qu'ils méritent de prolonger leur carrière dans le milieu cinématographique.

La BO est sensationnelle et je vous conseille de rester jusqu'à la fin du générique car vous assisterez alors à une danse dans le pur style bollywood.
Danny Boyle réussit à nous captiver avec ces multiples flash-backs dans la misère de l'Inde; cependant ce voyage dans un pays en pleine mutation vers la mondialisation est rempli d'espoir à la vue de l'ascension du personnage principal. Nous suivons donc des voyages dans le temps où nous voyons les enfants grandir et en parallèle la mutation de Bombay. De plus les allers retours ne se font pas seulement dans le temps mais aussi dans l'émotion avec de nombreux passages du rire aux larmes.
Le film peut être décomposé en deux parties: la première où tout défile à grande vitesse puis la seconde consacrée à la romance entre le personnage principal et son amour d'enfance.
L'action est très présente avec des courses poursuites et de nombreux rebondissements ce qui dégage une énergie formidable.
C'est aussi très intéressant de noter que des civilisations si différentes trouvent un lien commun avec le fameux jeu télévisé devenu universel; d'où une universalité du thème du film.
J'ai un véritable coup de coeur pour ce film et je vous invite à visionner la bande annonce en espérant vous convaincre d'aller ce film:
05 octobre 2008
Bons Baisers de Bruges
En Juin je suis allé voir Bons Baisers de Bruges et j'avais alors complètement oublié de rédiger un article sur ce film comme je le fais habituellement. Comme ce film n'est plus à l'affiche on va donc dire que ce post s'adresse à ceux qui seraient tentés par le futur DVD.
Ce film réalisé par Martin McDonagh avec comme acteurs principaux Colin Farrell, Brendan Gleeson et Ralph Fiennes se situe dans la ville historique de Bruges en Belgique. L'histoire nous raconte la mise au vert dans Bruges de deux tueurs à gages suite à un contrat qui a mal tourné.
L'un déteste cette ville touristique trop tranquille, tandis que l'autre veillant sur son jeune acolyte apprécie particulièrement le calme et la beauté de cette cité.
A travers leur errance dans la ville ils croisent des personnages atypiques.
Gleeson, McDonagh et Farrell
Un jour leur patron les appelle pour annoncer que l'un doit abattre l'autre, la ville perd alors sa quiétude et une course-poursuitecourse-poursuite s'engage...
Ce film est une petite merveille, c'est une comédie noire originale. Nous passons ainsi de la pure comédie au film noir; de plus les dialogues sont excellents et coupés au couteau. L'atmosphère dégagée par le film est particulière, s'y mélangent des passages violents, de l'humour et des moments remplis de poésie, la photographie est somptueuse. Joli contraste également entre la beauté et le calme de cette ville de contes de fées et le côté thriller du scénario.
Les acteurs sont géniaux, notamment Brendan Gleeson que je ne connaissais alors que comme second rôle.
Un petit plus pour ceux qui connaissent la superbe ville de Bruges car ils retrouveront au long du film certains lieux historiques; pour ceux qui n'y sont jamais allés cela pourra peut-être les convaincre d'y faire une excursion; je dois dire que le fait que l'action s'y déroule à peser dans mon choix pour aller voir ce film, Lille étant seulement à 75km de Brugge (écriture flamande) j'ai eu la chance de la visiter.
L'affiche américaine
Sur l'affiche américaine vous pouvez apercevoir l'architecture flamande typique de cette ville moyenâgeuse dont voici ici un diaporama issu du site officiel de la ville.
Ce film est donc une bonne surprise, ne vous fiez pas à la bande-annonce qui occulte l'aspect travaillé des personnages et fait passer le film pour une simple comédie burlesque; je vous conseille de vous précipiter dès que possible pour visionner cet excellent film.
09 juin 2008
JCVD
La semaine dernière je me suis laissé tenté par JCVD le nouveau film de Jean-Claude Van Damme, curieux de découvrir l'acteur dans un rôle inattendu.
Dans ce film de Mabrouk El Mechri, l'acteur interprète son propre rôle en compagnie de Karim Belkhadra et Jean-François Wolff.
L'acteur rencontrant des problèmes familiaux et des déconvenues cinématographiques décide de venir de se rendre dans son pays d'origine la Belgique. Décidant de résoudre rapidement ses soucis bancaires il se rend en sortant de l'aéroport dans un bureau de poste.
Le bureau de poste est braqué et un formidable quiproquo se produit car tout porte à croire que c'est Van Damme le braqueur alors qu'il n'est qu'un simple client...
Il s'agit alors d'un huis-clos très stylisé avec sa lumière brune nous entraîne dans une mise en abîme.
Le réalisateur et les acteurs principaux
Nous suivons l'histoire à travers différents angles dont ceux de la police et de l'acteur en personne.
Van Damme joue son propre et c'est le concept du film. Le réalisateur n'a pas hésité à parsemé le film de clins d'oeil aux fameux interviews dans lequel Van Damme se fait philosophe. C'est fort de la part de l'acteur ne faire appel à ces passages où il était l'objet de moqueries, belle auto-dérision.
Un passage émouvant dans lequel l'acteur à travers un long monologue fait le bilan de sa vie face à face avec le public et nous montre qu'il est un véritable comédien.
Quelques passages humoristiques bien trouvés détendent l'atmosphère pesante de ce huis-clos.
JCVD est donc un film inattendu de la part de Van Damme qui y fait preuve d'une belle lucidité, un film qui vaut le détour quitte à déstabiliser les fans du karatéka belge.







