Les loisirs de PPEUT

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24 mars 2008

Bienvenue chez les Ch'tis

afficheC'est fait, après plusieurs tentatives infructueuses dûes à des salles combles, j'ai enfin pu visionner Bienvenue chez les Ch'tis.

Ce deuxième film de Dany Boon avec entre autres lui-même, Kad Merad, Zoé Félix, Annabelle Marivin, Philippe Duquesne et Guy Lecluyse est une pure merveille.

L'histoire nous raconte la mutation de Philippe Abrams, pur sudiste et directeur d'un bureau de poste à Salon de Provence, à Bergues près de Dunkerque dans le Nord. Armé de ses préjugés envers cette région et sa population le voici parti en enfer (quoiqu'en enfer les températures sont plus clémentes)...

Mais avais-je vraiment besoin de vous présenter l'histoire du film alors que plus de 12 millions de spectateurs ont déjà vu Bienvenue chez les Ch'tis et que ceux qui ne l'ont pas encore vu en ont obligatoirement entendu parlé?

Ce film est un véritable remède contre la morosité avec sa succession de scènes hilarantes. J'ai particulièrement apprécié la tournée du facteur avec un Dany Boon et un Kad Merad au meilleur de leur forme.

tourn_e

Michel Galabru fait une petite apparition au début du film en tant que sage qui décrit le Nord, il est irrésistible avec son accent du sud et ses préjugés. C'est à partir de cette intervention que le public dans la salle s'est lâché. Bon, il y avait sûrement du chauvinisme car j'ai assisté à la projection sur Lille. Cependant à entendre les récits depuis l'ensemble de la France je peux affirmer que c'est universel.

Dany Boon a réussi son coup en nous proposant la découverte de la culture Ch'timi, en luttant contre les préjugés tenaces sur le Nord et en les assumant. De plus le film ne met pas en confrontation le Nord contre le Sud mais les réunit sur même pied d'égalité dans cette savoureuse aventure.

Bien sûr certaines scènes sont exagérées comme celle avec Maroilles, café et chicorée au petit déjeuner; personnellement je ne connais personne qui commence la journée ainsi, mais cela doit sûrement exister. De plus j'ai l'impression que Line Renaud se force pour retrouver l'accent de sa région.

De plus Dany Boon nous montre que des dialogues bien sentis, des idées originales et surtout l'envie de faire plaisir au public suffisent pour réaliser un très bon film, pas besoin de sommes pharaoniques (vous voyez à qui je fais allusion). Autre succès, il réussit à faire revenir dans les salles obscures des personnes n'y étant pas venues depuis des années.

Petit moment d'émotion à la fin du film où la maxime " un étranger qui vient dans le Nord pleure deux fois: quand il arrive et quand il repart " prend pleinement sa signification et illustre parfaitement le thème du film.

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18 mars 2008

Soyez sympas, rembobinez.

Soyez_sympas__rembobinezVoici un film déjanté de Michel Gondry avec Jack Black et Mos Def. Je précise que le titre original est "Be kind rewind" slogan bien connu aux Etats-Unis et invitant à rembobiner les cassettes avant de les rendre. L'histoire est simple: Jerry reçoit une importante décharge électrique qui le magnétise; aussi lorsqu'il se rend dans le vidéo-club de son ami son caractère magnétique efface l'ensemble des cassettes VHS. Pour satisfaire malgré tout la demande de la clientèle ils trouvent la géniale idée de tourner eux-mêmes avec leurs faibles moyens, c'est à dire trois fois rien, des remakes des films.

Nous assistons alors au tournage avec trois bouts de ficelle de films tels que SOS Fantômes, Robocop, le Roi Lion, Miss Daisy et son chauffeur, 2001 Odyssée de l'Espace, Rush Hour...C'est absolument hilarant.

Jack Black a une tronche de lourdaud illuminé irrésistible comme le montre la photo ci-dessous:

Quelle_allure_

Ils sont pas beaux tous les trois?

Je ne connaissais pas vraiment cet acteur et je dois dire qu'il est formidable dans ce film, son complice, Mos Def a aussi le physique de l'emploi. C'est réellement un casting réussi et c'est avec plaisir que l'on retrouve Dany Glover et Mia Farrow.

Le film est à découper en deux parties: la première que je viens de vous décrire avec la réalisation de films suédés (terme inventé pour le film) puis une dernière dans laquelle la population se joint aux deux acolytes pour participer à la réalisation d'un film retraçant la vie d'un célèbre jazzman local. Nous sommes alors plus dans l'émotion et celle-ci atteint son paroxysme avec la fin émouvante du film. L'idée générale du film fait la part belle à l'imagination et à la solidarité; le réalisateur prenant nettement partie pour les petits contre les grands.

Je ne pouvais absolument pas passer à côté de ce film, allez donc jeter un coup d'oeil à la catégorie Moi Ppeut, réalisateur de ce blog et vous comprendrez ma passion pour les films réalisés avec trois fois rien.

Je vous conseille donc ce film où vous passerez un bon moment à rire; cependant il faut quand posséder même une petite culture cinématographique pour apprécier pleinement le film par la connaissance des films originaux suédés.

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01 mars 2008

There Will Be Blood

There_will_be_blood_afficheComme l'annonce le titre du film de Paul Thomas Anderson ça va saigner... There Will Be Blood nous entraîne en Californie au début du XXème siècle pendant la ruée vers l'or noir. Nous suivons la vie d'un prospecteur de pétrole pour lequel ne compte que l'argent et la puissance et qu'importe les moyens pour y parvenir: mensonge, trahison, abandon, meurtres...

Pendant les 2h38min du film le réalisateur le spectateur est mis mal à l'aise devant ce personnage qui est un véritable salaud, ceci est renforcé par la musique dissonante de Jonny Greenwood, guitariste du groupe Radiohead, crée avec des instruments synphoniques traditionnels notamment pendant le premier quart d'heure du film dénué de dialogues. Aussi je pense que ce film n'est pas facile d'accès et je comprends qu'il puisse déplaire à des spectateurs pensant suivre une "simple" fresque.

derrick_en_feu

OscarLa réussite du film doit beaucoup à l'interprétation exceptionnelle de Daniel Day-Lewis qui interprète Daniel Plainview le personnage principal. Encore une fois il est absolument génial et arrive même à nous attacher à ce personnage sans scrupule. Ainsi il commence comme chercheur d'or puis suite à l'exploitation d'un gisement pétrolier il réussit à devenir riche pour finir par sombrer dans la folie.   Cette performance d'acteur a d'ailleurs été récompensée par l'Oscar du meilleur acteur.

Face au rêve américain l'auteur place la religion incarnée par un jeune prêcheur, Eli Sunday, joué par Paul Nado. Ce jeune acteur est égal sublime comme prédicateur tout aussi effrayant, notamment pendant ses prêches où nous semblons assister aux élucubrations d'un illuminé. Cependant cet évangéliste créateur de "l'Église de la troisième révélation" est aussi avide d'argent et est bien conscient de la fortune qu'engendre le pétrole. S'opposant à Plainview en réussissant notamment à lui faire financer une église dans cette ville il doit s'attendre à une vengeance terrible de la part du chercheur de pétrole. Il incarne donc à travers la religion le contre-pouvoir face au capitalisme.

Paul_Dano

Paul Dano

Support du film le pétrole est toujours un sujet d'actualité et reste à notre époque sujet de conflits; capitalisme contre religion manipulatrice, tout cela ne nous ramène t'il pas à l'Histoire des Etats-Unis et à sa façon actuelle de se comporter?

Cette grande oeuvre est donc absolument génial et Daniel Day-Lewis porte magnifiquement ce film sur ses épaules. A voir absolument.

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22 février 2008

Un vrai succès ce Bienvenue chez les Ch'tis

18801823_w434_h289_q80_1_Ce soir j'envisageais d'aller voir Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon; cependant ayant entendu ce matin à la radio que des salles affichaient complet pour le week-end je décidais de consulter le site du complexe cinématographique Kinepolis à Lomme près de Lille, dans lequel je vais habituellement, afin de m'assurer la disponibilité de places. On n'est jamais trop prudent.

Et voilà ce qui s'affiche sur mon écran:

Kinepolis_Lomme

Conclusion: ce sera pour plus tard.

Il faut dire que Bienvenue chez les Ch'tis a compté 67 665 spectateurs le jour de sa sortie. C'est le meilleur démarrage de tous les temps dans le Nord-Pas-de-Calais. Par comparaison Astérix aux Jeux Olympiques avait fait 23 254 entrées le 30 Janvier. Selon moi ce film a ramené dans les salles obscures des gens qui n'y avaient pas mis les pieds depuis bien longtemps.

A mon avis pour le reste du week-end cela va être tout aussi complet, tant pis ce sera pour le week-end prochain, à moins que...

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10 février 2008

Cloverfield

CloverfieldMatt Reeves a réalisé un film catastrophe tourné  en caméra portée  à la façon d'un film amateur utilisant un camescope. Cette technique permet au spectateur de se sentir impliqué dans l'histoire comme si il se retrouvait lui-même au coeur de l'action. De plus de nos jours nous assistons sur internet à une foison de vidéos tournées par chacun et ce film ressemble à ce type de vidéos. Le scène particulièrement marquante de l'atterrissage de la tête de la Statue de le Liberté est d'ailleurs suivie par  l'arrivée de nombreux New Yorkais l'immortalisant  à l'aide de leur téléphone portable.

Cependant cette manière de filmer s'est révélée assez pénible et il m'a fallu quelques temps pour m'y habituer.

D'autre part pour renforcer le caractère "film réalisé par les témoins" Matt Reeves a fait appel à de jeunes acteurs inconnus.

Central_Park

Quant à l'histoire elle commence par une fête organisée pour fêter le départ de New York de Rob pour un travail au Japon. Un camescope est confié à Hub, meilleur ami de Rob, pour recueillir quelques mots de la part des amis de celui que l'on fête. Puis, la fête battant son plein, un tremblement sourd se fait entendre suivi d'une explosion. Commence alors la destruction de Manhattan par une entité inconnue...

Ce n'est pas un secret d'écrire qu'il s'agit d'un film de monstre dans le genre Godzilla, le réalisateur dissimulant pendant longtemps l'apparence de ce monstre, ne le montrant que partiellement afin de susciter l'imaginaire du spectateur. Je dois même dire qu'un fois dévoilé j'ai mis du temps à me représenter à quoi il ressemblait dans son intégralité.

Le scénario nous immerge dans Manhattan tel un jeu vidéo où lorsque les personnages quittent une scène c'est pour affronter un autre danger. La caméra subjective est nettement inspiré du Projet Blair Witch avec un tournage chaotique.

Nous avons aussi droit à une référence au 11 Septembre 2001 avec l'explosion d'un gratte-ciel suivie par le déferlement d'un vague de poussière. Je pense donc que si Godzilla représentait la peur de la bombe atomique le monstre de Cloverfield est une représentation du terrorisme.

Ce film, véritable buzz sur internet, me laisse un sentiment de frustration; en effet les images communiquées par la production avant la sortie du film, ne laisser pas envisager un scénario qui laisse le spectateur sans réponse. Ainsi quelqu'un peut-il me renseigner sur l'état des personnes mordues, notamment avec une héroïne blessée qui disparaît sans explication.

Mais le plus frustrant je pense que le plus frustrant c'est la fin du film s'achève nous laissant sans réponse sur les héros et le monstre ou serait ce encore une tactique pour nous proposer un Cloverfield le retour?

En conclusion j'écrirais que Cloverfield est une oeuvre qui a bénéficié d'une bonne promotion de la part de la production attirant ainsi une foule importante cependant avec un scénario non abouti laissant le spectateur avec ses questions je pense que la folie Cloverfield va retomber comme un soufflet avec le bouche à oreille. Film court avec seulement 80 minutes j'aurais aimé qu'il soit un peu plus long avec dans ces minutes supplémentaires l'apport de réponses. 

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27 janvier 2008

No country for old men

No_countryfor_old_menNo country for old men est un film des frères Coen qui compte 8 citations pour les futurs Oscars. nous retrouvons dans les rôles principaux Josh Brolin, Javier Bardem et dans une moindre mesure Tommy Lee Jones, ce dernier ayant un rôle moins conséquent que les deux premiers.

Ce film se partage entre le thriller, le western et le road-movie. Pour présenter l'histoire tirée du roman éponyme de Cormac McCarthy de manière succinte: près de la frontière Américano-Mexicaine un vétéran du Vietnam découvre au milieu des cadavres résultants d'une altercation entre narcotrafiquants une valise remplie de 2 millions de dollars. Il s'empare de ce pactole sans penser que cette action allait entraîner une successions d'actes de violence...

Josh_BrolinJosh Brolin joue le rôle Moss, vétéran du vietnam aux allures de cow-boy.

Son rôle est au premier plan pendant la majeure partie du film et ensuite fait assez déroutant il passe au second plan.

Je ne me souviens pas avoir déjà vu cet acteur dans un film précédent, mais bon je ne suis pas un cinéphile averti et une consultation de sa biographie vous permettra d'en savoir plus sur son passé. En tout cas dans ce film il est excellent.

JavierBardemJavier Bardem joue le rôle d'Anton Chirgurh, tueur à la recherche de la valise.Javier_Bardem_pistolet

Alors là je dois dire chapeau le personnage est particulièrement terrifiant, jouant notamment la vie de certaines de ses victimes à pile ou face et ne s'arrêtant pas avant d'avoir capturé sa proie. D'ailleurs Javier Bardem a été auréolé d'un Goden Globe du meilleur second rôle pour sa prestation. Personnage aussi noir que sa tenue.

A cela s'ajoute une coiffure ridicule et un sourire qui est plus un rictus.

Son personnage m'a fait pensé à un Terminator fait de chair et de sang (de l'hémoglobine vous allez en voir dans ce film). De plus il semble immortel et on assiste à quelques scènes d'autoréparation.

Du côté de son arsenal destructeur c'est assez original car il est équipé d'un pistolet d'abattoir et on peut le voir sur la photo portant la bouteille d'air comprimé.

Tommy_Lee_JonesTommy Lee Jones campe un shériff, Bell, homme vieillissant et sans illusion qui ne parviendra pas à stopper cette avalenche de violence.

Son personnage est celui d'un sage qui assiste à la déshumanisation du monde.

Comme toujours il est parfait dans ce rôle.

Que pensez de ce film?

La photographie est excellente, les images du désert Texan sont sublimes avec des lumières et des couleurs travaillées.

nocountry

Les scènes filmées en ville de nuit sont d'un même esthétisme.

Les dialogues sont dans un premier temps très succints pour ensuite devenir plus philosophiques quand apparaît le personnage du shériff.

Côté bande-son, au moment où je rédige cet article aucune musique ne me vient à l'esprit.

Le rythme est assez lent ce qui permet de se concentrer sur le jeu des acteurs qui est dans l'ensemble parfait. Le scénario n'a rien d'exceptionnel cependant il est déroutant comme je l'ai écrit plus haut avec le rôle de Moss qui passe à partir d'un moment au second plan. Je ne peux pas en écrire plus sur ce point sans dévoiler l'histoire. Mais je pense que c'est surtout la fin du film qui est perturbante car nous assistons à un dialogue avec Bell et on comprend alors l'origine du titre du film cependant je ne suis pas sûr d'avoir bien tout compris et à la réaction d' autres spectateurs dans la salle je ne pense pas être le seul pour lequel cette fin crée un manque. Pour moi No country for old men est un très bon film des frères Coen cependant j'aurais besoin d'une seconde lecture pour tout comprendre, enfin peut-être.

 

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22 décembre 2007

Je suis une légende

l_gende"Je suis une légende" film avec acteur principal Will Smith est tiré du livre de l'écrivain américain Richard Matherson, roman d'anticipation paru en 1954.

Will Smith incarne en 2012 Norbert Neville, illustre médecin américain qui seul va essayer de détruire un virus qui a submergé la terre. En effet suite à des manipulations génétiques pour guérir le cancer un virus a vu le jour en 2009, celui-ci va décimer la population mondiale et le docteur Matherson se retrouve seul survivant dans New York. Les victimes de ce virus appelés "les infectés" se transforment en zombis, êtres assoiffés de chair fraîche et ne supportent pas la lumière du jour, mais contrairement à l'archétype de zombis ces infectés sont très véloces et agiles. Cependant, la nourriture se faisant rare ils vont se mettre à chacun le seul humain de la ville: Norbert Neville.

Will Smith porte entièrement le film sur ses épaules puisque pendant une heure il est le seul acteur de ce film. Il y est seulement accompagné de sa chienne Samantha qui tient un rôle non négligeable.

Visuellement il est surprenant et bluffant de découvrir un New York vidé de toute population et où la végétation commence à reprendre possession des lieux. Pour toute personne qui connaît cette ville il est amusant de retrouver les lieux connus sous un aspect fin du monde.

Le film regorge d'effets spéciaux assez réussis même si pour moi les infectés font trop irréels à cause de leur rendu numérique.

Le suspens est bien maîtrisé et les scènes d'action bien menées.

Ce film n'est absolument pas destiné aux jeunes enfants car il est assez violent.

Pour moi le film est une réussite car le spectateur est maintenu sous tension, lors de la projection j'ai pu voir plusieurs personnes sursauter sous l'effet de surprise, et Will Smith y est excellent.

Petit coup de gueule adressé à certains spectateurs indélicats: quand le film est lancé arrêtez de manipuler vos téléphones portables, c'est vraiment désagréable d'être dérangé par la lumière vive d'un écran de téléphone qui se distingue au milieu de la pénombre.

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02 décembre 2007

La nuit nous appartient

La_nuit_nous_appartientCe film de James Gray avec Joaquim Phoenix, Marc Wahlberg et Robert Duvall nous entraîne dans le New York des années 80. Bobby gère une boîte de nuit appartenant à des Russes tandis que son père et son frère travaillent dans la brigade des stupéfiants. La boîte de nuit est le repère de maffieux russes, c'est ainsi que Bobby se retrouve au milieu d'une guerre entre la mafia russe et sa famille, il devra choisir son camp...

Je trouve que Joaquim Phoenix, que j'avais découvert dans Gladiator, est excellent; il interprète d'un manière géniale ce personnage qui choisit de ne pas tomber en enfer. Eva Mendes qui joue sa copine dégage un charme fou. Marc Wahlberg et Robert Robert Duvall dans leur rôle de policiers modèles sont aussi très bien.

Ce polar est bien construit et l'atmosphère y est très tendue avec des successions de passages calmes et d'actions où les coups pleuvent. A propos de pluie nous assistons à une course poursuite automobile sous des trombes d'eau, pour beaucoup de critiques elle est géniale, personnellement je l'ai bien aimé mais je ne la trouve pas particulièrement exceptionnelle.

La BO du film est composée de fameux titres des années 80 avec par exemple Let's dance de David Bowie, agréable.

Pour conclure ce film est un bon polar dans la lignée de American Gangster que j'ai vu il y a deux semaines, avec une petite préférence pour ce dernier.

Posté par ppeut à 19:43 - Cinéma - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 novembre 2007

American gangster

American_gangsterCe film est exceptionnel, Ridley Scott a réussi ce film qui retrace l'ascension de Frank Lucas dans le secteur du grand banditisme.

Frank Lucas, joué par Denzel Washington, a vécu aux côtés du parrain de Harlem, quand ce dernier décède dans les années 70 il décide de prendre sa succession, ce n'est pas évident pour cet afro-américain de s'imposer dans le deal de l'héroïne dans un milieu dominé par la mafia. Pour y parvenir il doit éliminer des rivaux, ce qu'il fait de sang froid.

Son idée géniale: supprimer les intermédiaires, s'approvisionner directement à la source et  profiter du conflit au Vietnam pour faire transporter la marchandise dans les avions militaires qui ramènent les dépouilles des soldats au pays, s'entourer de sa famille pour les postes clé et être le plus discret possible.

Face à lui, l'inspecteur Roberts joué par Russel Crowe, policier intègre s'était mis à dos la majorité de collègues corrompus. Au coeur de la brigade des stups il va découvrir qui est Frank Lucas puis le traquer.

Les acteurs sont géniaux dans ce film et il serait normal que Denzel Washington soit récompensé, le rôle de Russel Crowe est un peu en retrait par rapport à celui de Denzel Washington. Je ne suis pas ennuyé un instant pendant les 2h37min du film, le scénario est bien construit, les années 70 sont bien décrites et la musique excellente.

Pour moi, un des meilleurs films de l'année.

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04 novembre 2007

L'ennemi intime

L_ennemi_intimeEn 1959 un jeune lieutenant français idéaliste (Benoît Magimel) est affecté dans les hautes montagnes Kabyles, il y rejoint un sous-officier désabusé (Albert Dupontel). Dans ce lieu hostile les hommes vont comprendre que les véritables ennemis se trouvent en eux-mêmes comme l'indique le sous-titre du film.

Dans ce film réalisé par Florent Emilio Siri la mutation du personnage joué par Benoît Magimel est superbement réussie et on assiste progressivement à la transformation de ce lieutenant à cause des horreurs qui l'entourent.

Le film évite tout manichéisme, la guerre est sale des deux côtés, ainsi si les Français torturent et massacrent, les Algériens mutilent et assassinent. Le réalisateur a choisi de ne pas prendre partie.

Magimel                                                            Dupontel

L'ambiance du film est tendue et certaines images sont difficilement supportables, il ne faut pas oublier que c'est avant tout un film de guerre où des atrocités ne sont pas épargnés aux spectateurs.

Les deux acteurs principaux jouent de façon juste et rendent leur confrontation intéressante.

Pour moi ce film est une réussite et nous montre bien les difficultés pour un jeune soldat rempli de principes justes de garder ses idéaux lorsqu'il est confronté à la mort.

Posté par ppeut à 20:33 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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